vendredi 1 mars 2013

P. Diez, D'UNE ECOLE A L'AUTRE (2013)

Pascale Diez, active dans le milieu scolaire sait de quoi elle parle. Intervenant dans des classes de l'école primaire au lycée, elle fait le constat de l'écart croissant de niveau au sein d'une même classe d'âge, entre, pour le dire vite, les écoles « de quartier » et les écoles « de centre ville ». Avec D'une école à l'autre, elle fait un film d'une action pédagogique au long court, consistant à forcer à la mixité sociale (en mélangeant pendant un an deux classes de CM1 de deux quartiers parisiens) et à stimuler les enfants par une intense pratique artistique. Si l'engagement pédagogique paraît pertinent, le résultat cinématographique n'est pas concluant et le discours tenu pose question. La suite ici.

dimanche 3 février 2013

M. Scorsese, LA DERNIERE TENTATION DU CHRIST (1988)

"Je n'ai pas oublié d'où je viens, ni les prêtres qui ont compté pour moi, et je pense que notre société manque de gens comme eux." Lycéen, Martin Scorsese sert la messe et envisage d'entrer au séminaire. S'il préférera officier dans les salles de cinéma plutôt que dans les églises, l'imprégnation de son oeuvre par le catholicisme va au-delà de la nostalgie pour sa jeunesse dans Little Italy. La Dernière Tentation du Christ, stimulé par la lecture de Kazantzakis, est l'occasion pour lui de faire le point sur la figure du Christ et d'en proposer une nouvelle interprétation cinématographique. Le résultat est en demi-teinte mais captivant. La suite ici.

B.Tavernier, LA MORT EN DIRECT (1980)


A partir du roman de David Compton et une quinzaine d'année avant les débuts de la télé-réalité, Bertrand Tavernier imagine une émission sordide, consistant à filmer quelqu'un pendant ses derniers jours. Rien de mieux pour cela qu'un homme avec une caméra greffée à la place de l'oeil - ni vu, ni connu. Cet oeil-caméra, singulière mise en abyme du cinéma fait de La Mort en direct un très bel objet spéculatif, plein des paradoxes de l'amour et du cinéma, et cela sans sacrifier l'efficacité narrative et l'intensité dramatique. La suite ici.

jeudi 20 décembre 2012

S. George, LES ÉCLATS / L'IMPOSSIBLE (2011/2009)


Depuis plusieurs années, en marge des circuits de distribution, Sylvain George s'essaie à un cinéma documentaire politique, dont le militantisme ne transige pas avec les exigences et l'ambition proprement cinématographiques. Dans Les Éclats (2011) et une bonne partie de L'impossible (2009), montés à partir d'images recueillies auprès des migrants échoués aux marges de l'Europe, dans la « jungle de Calais », George révèle le réel de ces hommes par la voie d'une esthétique du fragment. Le résultat, au moins en ce qui concerne Les Éclats, premier prix du film documentaire au festival de Turin, est admirable. La suite ici.

H. Milano, LES ROSES NOIRES (2012)


Hélène Milano emmène sa caméra dans les cités de la Seine-Saint-Denis et des Quartiers Nord de Marseille pour faire parler des adolescentes. L'intention est louable et précieuse : laisser la parole plutôt que s'y substituer par un discours. Le film, très conventionnel d'un point de vue formel, vaut plus par ce qui est dit que par ce qui est vu. Et ce qui s'y dit, précisément, est tout à fait passionnant. La suite ici


mercredi 14 novembre 2012

M. Jackson, WITHOUT (2012)

Pour son premier long métrage, Marc Jackson interroge le rapport d'une jeune adulte à l'image et, ce qui est presque le même, au désir, à l'heure de la prolifération de la pornographie et de l'invitation continuelle à la mise en scène de soi. L'idée brillante du réalisateur est de partir d'une situation en apparence étrangère à la logique de l'image : une maison au fond des bois, sans connexion à l'internet, avec pour seul compagnon un homme muet et paralysé - mais voyant. La suite sur Critikat.com

mercredi 24 octobre 2012

C. Bouffartigues, TEMPETE SOUS UN CRANE (2012)

Clara Bouffartigues s'immerge dans un collège de Seine-Saint-Denis pour suivre le travail de deux enseignantes de lettres et d'arts plastiques avec une classe de quatrième. À l'heure où partout l'on parle de « réforme de l'école » et de « grands débats sur l'éducation », la réalisatrice, sans en avoir l'air, s'engage moralement et politiquement, en rappelant ce qui est la mission essentielle et classique de l'école : la transmission.
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